¢нαριтяє ι

¢нαριтяє ι

Me Ikeda : Ayumi chérie ! Réveille-toi, s'il te plait.
Keii : attend Maman, laisse-moi faire...

Il sauta sur le lit où la dénommé Ayumi semblait dormir profondément, en hurlant et riant comme un crétin. Elle releva son buste d'un coup puis leva sa tête lentement, les yeux fermés et la bouche grande ouverte, en baillant bruyamment dans le visage du jeune homme.

Keii (en se relevant brusquement): ah ! Evite de faire ça !

Elle ouvra les yeux, et resta un instant le regard dans le vide, plongé dans ses pensées.

PAUSE

«Vous devez vous demandez qui est l'abruti qui vient de me réveiller si « délicatement » ; ce zigoto c'est mon frère Ikeda Keiichiro, il a 22 ans, donc 3 ans de plus que moi, il étudie à l'Université métropolitaine de Tōkyō. Malgré une débilité extrême depuis sa naissance, quand il veut, il peut-être adorable.»

LECTURE

Me Ikeda : aller dépêche-toi ! Papa a besoin de toi.

Elle sortit de la pièce, elle laissa ses deux enfants.

PAUSE

« C'est Maman, elle est vraiment merveilleuse ; elle s'occupe du restaurant de Ramens avec Papa, notre famille le possède depuis de nombreuses années et nous en sommes très fier. Maman est très protectrice comme toutes les mères mais parfois elle l'est au point d'être étouffante, mais elle restera à mes yeux, la meilleure.»

LECTURE

Ayumi (soupirant) : ...oui... !

Son frère se rapprocha d'elle et lui mit une claque derrière la tête.

Ayumi (agressivement) : mais ça te prend souvent ? Ô faites le grand con, tu n'as pas d'autres manières de réveiller les gens ?
Keii : les gens ? Moi je ne vois que toi...
Ayumi (plus calmement) : oh ça va, hein...tu m'as compris !
Keii : non, justement ! Tu es incompréhensible, une étrangeté de la nature, je dirai même !

Elle se saisit d'un de ses chaussons qui trainait par terre et elle le lui lança en pleine gueule.

Ayumi (toute fière) : na !
Keii : même pas mal !
Ayumi : je vais essayer avec le second peut-être que...
Keii : ...attend...je reviens. Ils nous attendent dans le salon.
Ayumi : qui ca ?
Keii : Yuna, Yuya et ...
Ayumi (affolée) : Yuya est là ?
Keii : oui pourquoi ?

PAUSE

« Il est tellement mignon ! »

LECTURE

Ayumi (essayant de garder son calme) : oh comme ça...
Keii : bon je vais les chercher !

Il partit en direction du salon.

Ayumi (hystérique) : NON ! Attend !

Mais il était déjà loin, elle portait un pyjama rose avec des nounours et sa tête faisait peine à voir ; elle mit sa paire de lunettes qui se trouvait sur sa table de chevet pour voir clair, se leva de son lit si précipitamment qu'elle se rétama tête la première par terre.

Ayumi : ouille !

Yuna, Yuya, Keii et un autre jeune homme entrèrent dans la chambre d'Ayumi et la virent dans une posture où elle avait la joue contre le sol et les fesses en l'air. Yuna inquiète courra jusqu'à elle, s'agenouilla et l'aida à se relever.

Yuna : ça va ?

PAUSE

« Elle, c'est la fiancée de mon frère, Gotô Yuna. Elle est si belle, je l'envie tellement. L'année dernière encore elle suivait ses études dans l'Ecole des Arts de la Scène Murakami, je rêve d'y étudier car comme elle je souhaiterais devenir chanteuse, mais je n'ai qu'un des critères demandés pour le devenir et être appréciée par le public : ma voix. Pour être connue et reconnue, il faut être belle, et avoir l'image d'une femme sexy et sans complexe, moi je ne le suis pas spécialement.
De plus, pour percer plus facilement, il faut savoir danser et jouer la comédie. Mais je n'ai aucun talent pour ces deux disciplines ; la danse : pas la peine d'y penser, d'après mon frère j'aurais un balais dans le cul, il s'en ai aperçu lors du dernier anniversaire de Maman, ce qui se passe c'est que je me paralyse dès que je sens les regards braqués sur moi ; et pour la comédie : je suis beaucoup trop timide et coincée, imaginez, au restaurant familiale je n'arrive même pas à prendre une commande sans bégayer, alors déballer des répliques sur une scène ou devant des caméras, n'y pensez même pas.
Bon revenons à nos moutons, Yuna. Elle à l'air si parfaite, et elle est amoureuse de mon frangin, tout son opposé. Keii l'a demandé en mariage il y a déjà trois mois, mais les parents de Yuna s'y opposent formellement ; son père est directeur d'une grande banque ; contrairement à leur famille, la notre ne roule pas sur l'or mais nous sommes heureux ainsi. Ils tiennent à préserver leur image et en unissant leur fille à mon frère, d'après eux, nous ferions tâche.»


LECTURE

Ayumi : oui ça va ! Merci.

Elle fit des yeux tout ronds quand elle vit le jeune homme souriant derrière Yuna, qui lui tendait une main, qu'elle se pressa de saisir et se blottit dans ses bras.

PAUSE

« Nishimura Masuda, que tout le monde surnomme Massu ; c'est l'ami d'enfance de Keii, nos parents se côtoient depuis que ces deux là tiennent sur leurs deux jambes, c'est comme mon second frère. Il a toujours été présent pour moi...mais il y a cinq mois il a du partir dans un petit village à Kobe pour aller voir sa grand-mère souffrante. De le voir emplit mon c½ur de joie. »

LECTURE

Ayumi pleurait.

Massu : ne pleure pas...s'il te plait...sinon je vais m'y mettre aussi...
Ayumi : pardonne-moi, mais je suis si heureuse...et surprise.
Massu : oui, surprise ! Mais qui n'était pas censé te faire pleurer.
Ayumi : sinon comment va ta Mémé ?
Massu : beaucoup mieux !

Ils se lâchèrent délicatement. Yuya la regardait avec un air amusé et un doux sourire, ce qui fit rougir Ayumi.

Yuya (en levant sa main) : Salut !
Ayumi (timidement) : ...bonjour !
Yuya : jolie pyjama !

Elle rougit de plus belle.

PAUSE

« Ohhhh ! Shimizu Yuya, un des meilleurs amis de mon frère, il étudie dans la même université que Keii et Massu. Je vais faire un malaise, le garçon sur qui je craque depuis que j'ai l'âge de 12 ans...il est dans ma chambre...ah...euh...et...je suis en pyjama...et ne parlons pas de mon haleine à réveiller un mort. »

LECTURE

Ayumi (bégayant et la main devant la bouche) : merci...que me vaut...vot...votre visite ?
Yuna (excitée) : ma puce ! J'ai une excellente nouvelle, il y a un examen national pour obtenir l'unique bourse pour entrer dans l'Ecole Murakami.
Ayumi (curieuse et surprise mais qui ne comprenait pas) : oh ? Oui ! Et alors ?
Yuna : tu m'as toujours dit que tu souhaitais y étudier. Non ?
Ayumi (comme une banalité):...euh...si ! Mais je n'ai aucune chance, il va surement y avoir beaucoup de candidat.
Yuna : oui, c'est sur ! Mais c'est toi la plus brillante, je suis sure que ce sera toi la boursière de cette année !
Ayumi : tu es si enthousiaste. (Sérieusement) Je ne préfère pas, je risque d'être déçue si je loupe cet examen...
Yuna : oui, mais si tu n'essaye pas tu le regretteras amèrement, alors...je t'ai déjà inscrite. Maintenant, il faut que tu révise intensivement pendant les deux jours qu'il te reste avant ce test.
Ayumi (ahurie) : hein ? Quoi ? Deux jours ?
Yuna : oui ! Mais tu peux facilement y arriver.
Ayumi : quelle type d 'épreuve va-t-il y avoir ?
Yuna : épreuve pour connaître ta culture générale donc histoire etc...des maths, de l'anglais, du chant et de la danse.
Ayumi : oh... !
Yuna : mais...tu sais la danse n'est pas la discipline la plus importante.
Ayumi (peu motivée) : mouais, il faut que j'essaye...
Yuya : tout à fait, qui ne tente rien, n'a rien !

Ayumi rougit de nouveau.

Keii : faudrait peut-être la laisser maintenant...
Yuna : oui ! Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu m'appelle, OK ?

Elle se dirigea vers Keii et prit sa main dans la sienne.

Massu : moi aussi !
Ayumi : d'accord !
Yuya : je peux t'aider si tu le souhaite pour réviser...
Ayumi (toute rouge en bafouillant) : ...euh...ou...oui...merci...s...si...j'ai besoin...de toi...je te ferais signe...
Keii : n'oublie pas Papa ! Et travaille dur !
Ayumi (en hochant la tête): hum ! Bye A +

Massu fit un petit bisou sur la joue d'Ayumi puis les quatre amis partirent.
Ayumi se précipita dans la salle de bain, manqua de glisser à plusieurs reprise à cause des flaques d'eau que son frère n'avait pas essuyé quand il avait eu finit de prendre sa douche, se doucha et s'habilla rapidement. Elle rejoint ensuite son père derrière les fourneaux de la cuisine du restaurant.

Mr Ikeda : tu en as mis du temps !?!
Ayumi : oui, je sais, excuse-moi. Yuna m'informait qu'elle m'avait inscrite à un concours après-demain pour obtenir une bourse et entrer dans la plus grande école des arts de la scène du Japon.
Mr Ikeda : après-demain, tu dis ? Mais qu'est ce que tu fais là alors ?
Ayumi : ba tu vois bien, je viens t'aider à cuisiner...

Il la coupa.

Mr Ikeda : ...non ! Mais tu es folle, c'est la chance de ta vie, cours étudier ! Va à la bibliothèque ! Aller va ma fille !
Ayumi (plus enthousiaste que jamais) : merci Papa !

Elle embrassa affectueusement son père puis elle partit immédiatement.

# Posté le mercredi 12 décembre 2007 11:14

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 16:45

¢нαριтяє 2

Bibliothèque de Tokyo-Tokyo-11h38

L'année dernière quand Ayumi était encore au lycée, cette bibliothèque était son seul recueil, son coin de paradis, un endroit où le reste du monde n'existait plus, juste les histoires imaginaires ou vécus des romans ou les encyclopédies illustrées.
Du haut de ses 19 ans, Ayumi n'avait jamais eu de relation amoureuse, grâce aux romans de comédie et drame romantique, qu'elle engloutissait comme des nouilles sautées, elle avait une vague idée de ce que pouvait être l'amour passionné et les sentiments qui s'en accompagne ; elle s'en servait pour imaginer des histoires dont elle était l'héroïne et où « le prince charmant » était Yuya.
Tout en vagabondant dans les rayonnages remplient de livres, elle pensait à l'homme qu'elle croyait aimer, sans penser à ses pieds et à l'endroit où elle les plaçait.
Elle avait les bras chargés de bouquins, et marchait mollement, le regard dans le flou en direction de sa table d'étude quand soudain elle laissa glisser ses livres sur les pieds d'un jeune homme qui hurla de douleur.

Ayumi (paniquée) : oh ! Excusez-moi, je suis vraiment désolée !

Le jeune homme était par terre, Ayumi pensant qu'il pleurait s'agenouilla en bafouillant milles excuses.

Ayumi (inquiète) : vous allez bien ?
Jeune homme (en ricanant silencieusement, les yeux vers le bas, ses longs cheveux cachant son visage) : ba à ton avis, je viens de recevoir quatre dicos sur les pieds, tu crois que ca fait du bien ?
Ayumi (au bord des larmes) : non, ...si...si...vous saviez...comme je m'en veux...pardon... !

Il se releva, elle pu alors distinguer les traits fins de son visage angélique. La première réaction d'Ayumi fut de rougir.

Jeune homme : tu as de la chance, je ne suis pas rancunier. (Il rit) Bonjour ! Moi c'est Katou Kazuya ! Et toi ?
Ayumi :...dakadamayumi...
Kazuya : pardon ?
Ayumi : I-ke-da-a-yu-mi !
Kazuya: je n'ai toujours pas compris...
Ayumi (respirant profondément, et cria) : IKEDA AYUMI !
Kazuya : chut !
Ayumi : oh, zut ! Veuillez encore m'excuser !
Kazuya : peux-tu arrêter de me vouvoyez, s'il te plait, c'est très gênant !
Ayumi : oh, pardon ! J'espère que vous ne m'en voulez...je veux dire...que tu ne m'en veux pas de trop ?
Kazuya : non, pas du tout. De te voir t'inquiéter ainsi pour autrui, en l'occurrence moi, montre que tu es une fille généreuse et attentionnée, c'est adorable. Et tu es aussi plutôt maladroite, mais ca n'enlève rien à ton charme.

Elle rougit comme à son habitude et devint aussi rouge que la couverture du roman que tenait Kazuya entre ses mains.
Il ramassa les dictionnaires qui se trouvaient par terre.

Kazuya : tu viens ?

Elle hocha la tête. Ils marchèrent un instant en silence dans la bibliothèque jusqu'à ce que Kazuya pose les livres d'Ayumi et son roman sur la table où il s'était établit.

Kazuya : assied-toi.

Elle s'exécuta.

Ayumi : merci d'avoir ramassé mes bouquins...
Kazuya : de rien ! Qu'est ce que tu vas faire avec tout ça ?
Ayumi : des révisions pour un examen.
Kazuya : ok ! Tu veux que je t'aide, je n'ai pas grand-chose à faire aujourd'hui...
Ayumi : oh, merci ! C'est gentil de proposer, mais la seule matière où j'ai vraiment du mal n'est pas intellectuelle.
Kazuya : ah ? (Curieux) C'est quoi ?
Ayumi (sur un ton abattu) : de la danse.
Kazuya (enthousiaste) : ah quel has...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, la sonnerie de son téléphone portable résonna dans la bibliothèque.

Kazuya : MERDE !

Il répondit en chuchotant.

[ Kazuya : Allô !

SILENCE

Kazuya : ah oui ?

SILENCE

Kazuya : très bien, j'arrive tout de suite. ]

Kazuya : je dois y aller, je suis désolé, on risque de se revoir alors je te dis à très bientôt !

Il prit son livre puis partit immédiatement.

PAUSE

« Hein ? Comment ça on va se revoir ? Il a cru que Tokyo s'était Fontenay sous Bois ou quoi ? N'empêche il m'a dit que j'étais adorable, enfin que mon attitude l'était, oh c'est la même chose, et aussi que j'avais un charme. Et puis qu'est ce qu'il est beau, je me suis noyée dans ses yeux ; y'a un souci dans le biniou là, un pur canon est super gentil et amical avec moi, puis il me fait des compliments, et me dit que l'on risque de se revoir ; soit il a picolé, ou il a fumé de l'herbe, ou alors il est tombé sur la tête et le cerveau est gravement atteint ou mieux encore qu'il soit gay... ».

LECTURE

Après ces quelques minutes de réflexion intensive, elle se mit enfin au boulot.





¢нαριтяє 2

# Posté le mercredi 19 décembre 2007 17:35

Modifié le lundi 14 juillet 2008 08:42

¢нαριтяє 3

¢нαριтяє 3


Après des heures de révisions, pensant qu'elle en avait suffisamment fait, elle décida de rentrer.

Restaurant de Ramen Ikeda-Maison Familiale-Tokyo-19h46

Elle rentra par la porte principale du restaurant, elle salua poliment tous les clients habitués ou non et rejoignit son père en cuisine. Elle y trouva ses parents qui avaient une discussion animé mais joyeuse.

Ayumi : qu'est ce qui se passe ?
Me Ikeda : oh ! Mon bébé, Papa vient de me parler de l'examen où Yuna-san t'as inscrite, je suis si heureuse !

Me Ikeda se pressa pour prendre sa fille dans ses bras puis la lâcha pour reprendre son commentaire.

Me Ikeda : tu dois faire de ton mieux, le seul fait que tu y participes nous rend très fiers.
Ayumi : merci de votre soutien !

Ses parents lui sourirent.

Me Ikeda : sinon tu as bien travaillé à la bibliothèque ?
Ayumi : oui, j'ai rencontré un jeune homme très gentil et vraiment très mignon...
Mr Ikeda : un garçon ?
Ayumi : oui, et il m'a dit que l'on allait se revoir...
Mr Ikeda : il en est hors de question !
Ayumi : non, mais ne t'inquiètes pas. Il n'a pas dit cela sérieusement...
Mr Ikeda : hum...si tu le dis...
Ayumi : bref...Vous avez besoin d'aide ?
Me Ikeda : non, ça ira ! Il y a peu de client ce soir, ne t'inquiètes pas, va te reposer, tu le mérites bien !

Me Ikeda s'apprêtait à retourner en salle quand elle pensa.

Me Ikeda : je t'ai préparé une petite bricole pour dîner, c'est dans le frigo.
Ayumi : merci Maman, mais je n'ai pas très faim.

Elle monta alors dans sa chambre et à sa grande surprise son frère était là, installé devant son ordinateur. Elle s'approcha tout doucement pour lui faire peur mais quand elle vu ce qu'il faisait, elle entra dans une rage folle.

Ayumi : mais qu'est ce que tu fou à fouiller dans ma messagerie électronique ?

Keiichiro surpris, sursauta aux hurlements de sa s½ur et ferma la fenêtre précipitamment pour ensuite se retourner vers Ayumi le visage crispé.

Ayumi : qu'est que tu faisais ?

Il fit comme si de rien n'était et se leva mais elle le repoussa avec virulence et il retomba sur la chaise.

Ayumi : qu'est ce que tu as lu ?

Keiichiro prit un air décontracté et mit ses mains derrière sa tête.

Keiichiro : ah ah ! Tu aimerais bien le savoir...Slolyx !

Ayumi ouvrit de grands yeux et resta bouche bé un instant.

Keiichiro : ferme la bouche, tu vas gober une mouche, Sincostan s'il pouvait te voir risquerait d'être effrayé en te voyant avec un insecte volant dans le gosier.
Ayumi : hein ?
Keiichiro : c'est qui ce plouque de Sinconstan ?
Ayumi : de quoi j'me mêle la commère de service ?
Keiichiro : je suis très curieux et de plus je suis ton grand frère, si tu ne parle pas tout de suite, je vais raconter à papa que tu discute avec un jeune homme sur le net.

Il fit un grand sourire narquois.

Keiichiro : tu vas devoir te mettre à table...sinon ça va chauffer pour ton matricule.

Elle lui lança un regard haineux et alla s'asseoir sur son lit. Il se leva de sa chaise et s'installa accroupi sur la moquette devant elle.

Keiichiro : je t'écoute !
Ayumi : il y a un peu moins de 6 mois, j'ai créé un site où j'y ai publié mes maquettes de chanson, mes compositions etc...sous le pseudonyme de Slolyx et il s'avère que ce « Sinconstan » à beaucoup apprécié mon genre musical, ma voix et les paroles de mes compositions ; tout comme moi il souhaite vivre de la musique. Et via les messages qu'il me laissait sur mon site, un jour il m'a laissé son adresse e-mail et de là nous avons commencé à nous envoyer des messages électronique, voilà !
Keiichiro : et qu'est ce que tu sais de lui ?
Ayumi : il habite à Tokyo, c'est un passionné de musique comme moi, je connais aussi sa couleur préféré : bleu et sa nourriture préféré : les ramens.
Keiichiro : tu ne connais même pas son véritable prénom...imagine si s'est un obsédé et qu'il te mentait sur toute la ligne ?
Ayumi : tu me fatigues...je suis grande et tu devrais avoir confiance en moi. De toute manière, je ne compte pas le rencontrer pour le moment mais éventuellement dans le futur si nous avons appris à mieux nous connaître, il serait possible de nous rencontrer en chair et en os.
Keiichiro : très bien ! Je ne t'embête plus mais s'il s'avère que c'est un imposteur, je t'aurai mis en garde et ça ne sera pas la peine de venir pleurer sur mon épaule.

Keiichiro se releva et sortit de la chambre de sa s½ur. Ayumi énervée par l'attitude de son frère éteignît sauvagement l'ordinateur et sans même se changer sauta dans son lit pour s'endormir aussitôt.


# Posté le dimanche 13 juillet 2008 16:49

Modifié le dimanche 03 août 2008 18:15

¢нαριтяє 4

Ecole Murakami- Jour du Concours- 9h05

Ayumi était assise à sa table se rongeant les ongles tout en faisant gigoter sa jambe droite, en attendant que le professeur distribue les copies d'examen. Le test dura 4 longues heures, toutes matières confondues dans un simple QCM de plusieurs pages. Ayumi sortit de la salle confiante et rentra chez elle rapidement pour manger puis retourna à l'Ecole Murakami pour passer les dernières épreuves de chant et de danse. Elle passa l'examen de chant avec succès en interprétant une de ses compositions personnelles chanté en français, les professeurs qui l'avaient écouté étaient tombés sous le charme de sa voix cristalline mais rauque et ils l'applaudirent à la fin de sa prestation ; elle se présenta dans la salle suivante où se déroulaient les épreuves de danse. Elle avait choisit pour musique « Thriller » de Mickael Jackson mais la chorégraphie était pire que pitoyable, d'ailleurs elle se fit hué par les autres concurrents. Honteuse elle rentra chez elle le moral à zéro.

***

Après une semaine de doute et de prière, elle se rendit aux affichages des résultats avec son frère. Elle lue son nom dans la première liste sur des centaines, elle était 3ième avec une note générale de 106/120. Elle avait envie de pleurer mais elle se retint voulant paraître forte, Keiichiro la prit tout de même dans ses bras.

Keiichiro : ce n'est pas grave, je sais que malgré tout c'est toi la meilleure !
Ayumi : merci...
Keiichiro : eh, pour arriver 3ième sur des milliers de participants il faut être la meilleure...aller on rentre !
Ayumi : j'ai besoin d'être seule, je te rejoindrai ! A+
Keiichiro : ok !

Ayumi décida d'aller soulager sa peine à la bibliothèque, le seul endroit où les livres délivraient des soucis de la vie quotidienne. Elle se saisit d'un roman à l'eau de rose et alla s'installer dans le coin lecture. Elle resta des heures ainsi sans détacher les yeux de son bouquin quand elle se sentit observé, elle leva le bout de son nez et vit le magnifique visage de Katou Kazuya qui la regardait fixement.

Ayumi (rougissant) : oui ?
Kazuya : « Amour et Sentiments », c'est bien ?
Ayumi : plutôt distrayant, cela permet d'oublier les soucis !
Kazuya : je savais que nous nous reverrions...j'en avais envie.

Elle rougit.

Kazuya : alors ton examen ?
Ayumi : je l'ai loupé...
Kazuya : c'était pour entrer dans quelle école ?
Ayumi : Murakami ! Tu connais ?
Kazuya (souriant) : oui...
Ayumi : j'ai fouarré la danse...ce concours permettait d'obtenir une bourse pour y entrer...je souhaite y étudier mais je ne pourrais jamais...un seul trimestre coûte 8000 euros...et ma famille ne roule pas sur l'or...oh, désolé pourquoi je te parle de tout cela...
Kazuya : viens avec moi !

Il attrapa la main d'Ayumi et l'aida à se relever, elle rougit. Elle laissa son livre sur le fauteuil où elle avait été assise puis se laissa guider par Kazuya. Une fois à l'extérieur de la bibliothèque, Kazuya leva le regard vers le ciel en prenant une grande inspiration.

Kazuya : ce ciel est si vaste, j'aimerai être un oiseau pour y étendre mes ailes...
Ayumi : je n'ai jamais eu le temps d'y penser...
Kazuya : tu dois avoir beaucoup de soucis alors...
Ayumi : « beaucoup » est un bien grand mot...mais disons que j'ai les pieds sur terre, je n'ai vraiment pas le temps de rêver à une vie libre et sans contrainte ; j'ai toujours quelque chose à faire !
Kazuya : je vois...à quel point aimerais-tu devenir chanteuse ?
Ayumi : il faut être réaliste, je ne le serai jamais !
Kazuya : je déteste ce mot « jamais », allez, chante pour moi !
Ayumi : quoi ? Ici ?
Kazuya : bien oui, il n'y a pas d'endroit précis pour chanter !
Ayumi : je ne peux pas...ça m'est impossible !
Kazuya : tout est possible ! Il faut juste de la volonté. Si tu chantes pour moi, je te ferais entrer à Murakami !
Ayumi : hein ?
Kazuya : oui, tu as bien compris ! Tu veux y aller, oui ou non ?
Ayumi : biensûr mais...
Kazuya : alors chantes !
Ayumi : mais...
Kazuya : chantes ! Ferme les yeux !

Ce qu'elle fit.

Kazuya : écoutes le vent qui souffle, ressent la chaleur du soleil, le reste du monde, moi, les gens autour de nous n'existe pas, fais le vide !

La voix de la jeune femme résonna dans l'air, les notes qui sortaient de sa bouche étaient si mélodieuses ; les passants s'arrêtaient pour l'écouter avec des airs ébahis. Quand elle eut finit de chanter, une vague d'applaudissement se fit entendre, Ayumi rouvrit les yeux avec un léger sourire gêné et confus, la rougeur de ses joues ne se fit pas attendre plus longtemps.
Kazuya l'attrapa par le poignet et la fit sortir de l'ameutement qui se créait autour d'eux. Il fit pénétrer Ayumi dans une Ferrari noire.

Ayumi : c'est...c'est la tienne ?
Kazuya : ba oui bouffie !
Ayumi : désolé mais moi c'est Ayumi...
Kazuya : je sais, je te taquinais mais tu ne dois pas rire tous les jours.
Ayumi : ...
Kazuya : enfin...tu m'as éblouie et stupéfait, ta voix est si pure et si douce.

Comme à son habitude elle devint aussi rouge qu'un homard.

Kazuya : depuis que je te connais je me pose une question, est-ce que le rouge est ta couleur d'origine ?
Ayumi : ah...ah !
Kazuya : tu es si mignonne ! Mais tu te laisses trop rapidement intimidé, puis je t'aime déjà beaucoup, je pense que je vais m'occuper de toi !
Ayumi : quoi ?
Kazuya : bon si nous allions t'inscrire à l'école Murakami.


¢нαριтяє 4

# Posté le lundi 14 juillet 2008 10:00

Modifié le jeudi 07 août 2008 15:33

¢нαριтяє 5

Ecole Murakami-Parking Souterrain- Tokyo-17h30

Ils pénétrèrent dans un immense parking souterrain remplit de voiture valant le prix d'une maison. Kazuya gara la sienne et ils prirent l'ascenseur pour accéder au 5ième étage. Dans la cage d'ascenseur, une bande de fille s'extasiaient devant Kazuya, elles roucoulaient telle des pigeons. Ayumi lui murmura à l'oreille.

Ayumi : qu'est ce que tu leur a fais ?
Kazuya : oh, rien ! C'est juste qu'ici je suis connu...
Ayumi : pourquoi ?
Kazuya : je ne voulais pas te le dire maintenant mais il s'avère que j'étudie ici en 2nde année.
Ayumi : oh... ! Et pourquoi ces filles sont hystériques devant toi ?
Kazuya : tu ne le remarques pas ?
Ayumi : de quoi ?
Kazuya : je suis plutôt beau gosse, non ?
Ayumi : oui, mais ce n'est pas une raison suffisante pour s'affoler ainsi !
Kazuya : rhaaa...je t'adore toi !
Ayumi :...
Kazuya : tu es plutôt à l'aise avec moi à présent.
Ayumi : je te connais un peu plus...puis tu sembles honnête et sincère...tu es superficiel en apparence mais très simple à la fois.
Kazuya : donc tu m'aimes bien ?
Ayumi : moui...

L'ascenseur sonna le 5ième étage, et tous deux sortirent. Les jeunes filles qui restèrent à l'intérieur regardaient Ayumi fixement tout en faisant des messes basses, ce qui rendait Ayumi mal à l'aise.

Ayumi : mais qu'est ce qu'elles ont à me regarder comme ça ?
Kazuya : elles sont jalouses ! Je fréquente très peu les filles en général...je n'ai qu'une seule amie du sexe opposée...
Ayumi : ok...

Ils pénétrèrent dans le secrétariat élève où une femme d'une quarantaine d'années était assise derrière un bureau.

Kazuya : bonjour !

Avec Ayumi, ils saluèrent leur ainée, la secrétaire se leva et en fit de même puis se rassit.

Kazuya : ce serait pour une inscription.
Secrétaire : mais vous n'êtes pas déjà venu avant-hier pour les réinscriptions ?
Kazuya : si, mais ce n'est pas pour moi aujourd'hui, c'est pour mon amie !
Secrétaire : d'accord ! Mademoiselle, avez-vous les documents ?
Ayumi : quels documents ?
Secrétaire : attendez, je vais vous donnez une liste de ce qu'il faut pour l'inscription.

Elle chercha dans un tiroir et en sortit une feuille qu'elle tendit à Ayumi.

Secrétaire : ramenez moi tous les papiers indiquez ci-contre demain matin.
Ayumi : oui Madame !
Secrétaire : à ce moment là je vous donnerai les renseignements nécessaires.
Ayumi : très bien !
Kazuya : merci, alors nous repasserons demain.
Secrétaire : à demain !
Ayumi : au revoir !

Ils sortirent du bureau.

Kazuya : allons diner !
Ayumi : hum... !

Et ils sortirent du bâtiment. Ils se baladaient dans la rue cherchant un restaurant sympathique, quand Kazuya stoppa Ayumi.

Ayumi : qu'est ce qui se passe ?
Kazuya : il faut que tu te méfis de la bande de mec là-bas !

En pointant du doigt un groupe de garçon.

[Hey' fiche d'identité by Kazuya, CLIK lien en dessous]

Kazuya : le grand avec une veste marron/chocolat c'est Gotou Ryo, celui avec l'écharpe grise c'est Nakano Toma le frère de ma meilleure amie, au centre le ténébreux à la veste en cuir c'est Yoshita Tomohisa, à sa gauche Okamoto Shun avec un veston écru, à la droite du ténébreux Sasaki Shigeaki avec le blouson beige, puis le dernier, le meilleur pour la fin, Hayashi Jin, hummmm !

Ayumi : pardon ? Tu aimes un garç...

           ¢нαριтяє 5

# Posté le mardi 12 août 2008 15:23

sυιтє

sυιтє

Mais elle fût interrompue par le jeune homme du milieu qui s'était retourné et qui semblait interpeller Kazuya.

Jeune homme : ba alors, encore en train de mater p'tite pédale !
Kazuya : ta gueule Tomohisa ! Ne prends pas tes rêves pour des réalités !
Tomohisa : ah, je vois que tu as de la compagnie, et féminine en plus, enfin je suppose...parce qu'il est dur de savoir...elle est vraiment ...indescriptible.

Ayumi était blessée mais elle ne changea pas son expression faciale pour autant.

Kazuya : cette fille est mon amie, et je t'interdis de parler d'elle ainsi. Elle vaut mieux que toutes les filles avec qui tu as pu coucher.

Kazuya prit la main d'Ayumi dans la sienne.

Ayumi : je dois y aller !

Elle enleva sa main de celle de Kazuya.

Kazuya : attends !

Vexée au plus haut point, elle partie en courant et comme si son malheur n'était pas assez grand elle fut distraite par la vue de Shimizu Yuya sur l'autre trottoir, celui-ci qui n'avait même pas fait attention à elle, ce qui provoqua la rencontre de sa tête avec un réverbère puis celle de ses fesses avec le sol. Kazuya inquiet se précipita vers elle pendant que le groupe de gars sauf deux d'entre eux rigolait.

Toma : ba alors elle a mal visé ses lunettes ?! Ba vous en faites des têtes tous les deux ? Jin ?
Jin : ...
Toma : Shige ?
Shigeaki : pff, ta gueule ! T'es vraiment trop con !

Il courut à son tour vers Kazuya et Ayumi. Shige lui tendit sa main qu'elle prit et se releva.

Ayumi : merci !
Shigeaki : n'écoute pas cet abruti, t'es très mignonne !
Tomohisa : eh, le Don Juan, ramène ton cul !
Shigeaki (à Tomohisa) : j'arrive ! (à Ayumi) A+

Il lui fit un clin d'½il, elle prit sa couleur d'origine et sourit timidement.

Kazuya : allez viens, Yoshida n'est qu'un connard mal-sucé !

Ils entrèrent dans un restaurant Thaïlandais et s'installèrent dans un petit coin tranquille.

Kazuya : avant je faisais partie de leur petit groupe mais quand ils ont appris que j'avais une orientation sexuelle différente de la leur, ils ont prient peur et s'en amuse pour me rabaisser aujourd'hui, sauf Shige et Jin, l'un car il ne s'est jamais permit de me juger puis le second parce que...

Il se stoppa gêné.

Ayumi : j'ai compris...tu m'expliqueras à un autre moment puis cela ne me gêne pas du tout !

Elle sourit.

Ayumi : O faites, merci de m'avoir défendu tout à l'heure !
Kazuya : de rien ! C'est une réaction normale, je défends mon amie. J'espère que Tomohisa ne t'a pas trop froissé par ses paroles ?
Ayumi : si mais ça me rassure d'une certaine manière...
Kazuya : hein ? Pourquoi ?

Un serveur leur apporta leurs plats et Ayumi changea de sujet.

Ayumi : alors parle-moi de toi !
Kazuya : que dire de moi ? Mes parents m'ont reniés et émancipés à l'âge de 18 ans lorsque je leur ai appris que j'étais attiré par les garçons, c'est ma grand-mère dirigeante de la plus grande entreprise d'aéronautique japonaise qui m'a recueillit et à accepter mes préférences.
Ayumi : tu dois beaucoup leur en vouloir ?
Kazuya : je ne sais pas ! Mais changeons de sujet, je n'aime pas parler de moi. Parlons de toi !
Ayumi : bien...mes parents tiennent un restaurant de ramen dans le côté Est de la capitale et j'ai un frère.
Kazuya : ok...

Ils continuèrent de discuter en mangeant puis retournèrent au parking de l'école, Ayumi lui indiqua son adresse et il la raccompagna juste devant le restaurant familial.

Kazuya : je viens te chercher demain à 8h00 pour l'inscription.
Ayumi : d'accord !

Ayumi ouvrit la portière pour sortir de la voiture mais Kazuya la retint par le poignet.

Kazuya : et mon bisou ?

En lui indiquant sa joue avec l'index de son autre main ; alors elle lui fit un petit bisou et sortit de la voiture. Il baissa la fenêtre.

Kazuya : je t'adore !

Elle sourit et il démarra aussi sec.

# Posté le mercredi 13 août 2008 11:55

Modifié le jeudi 21 août 2008 16:22